Un défi un peu fou car je ne connaissais pas du tout la montagne avant de m’y engager í ½í¸…
Une épreuve exigeante, surtout sur le parcours vélo. Avec le col de l’izoard, son dénivelé positif important dans son ensemble et ses barrières horaires très serrées.
Cela a été difficile de s’entraîner sur ces efforts par chez nous…, il fallait être inventif et répéter les efforts sur le peu de bosses que nous avons dans le coin !
Même si j’avais déjà fait ces distances lors mon premier triathlon XXL à Carcan (33), les efforts en montagne ⛰️ imposés sur cette nouvelle épreuve sont bien différents de ceux que l’on réalise sur du plat. Il fallait donc une préparation très sérieuse et une stratégie bien précise.
J’ai donc choisi de mettre l’accent sur la partie vélo. Tout d’abord, un bon équipement. Bien conseillé par mon réparateur vélo (VELOSTYL -85), il m’a orienté vers un vélo plus récent, plus léger, des transmissions fluides, adaptées et avec des freins à disque pour plus de sécurité. Simple-efficace !
J’ai cherché à perdre du poids tout en veillant à avoir une bonne structure musculaire. (79kg >> 67kg) et améliorer donc mon rapport poids/puissance dans l’endurance.
J’ai clairement privilégié l’entraînement vélo et bien conceptualiser les efforts à chaque dénivelé positif.
Pour la partie natation, j’ai été voir un hypnothérapeute afin d’éviter mes crises d’angoisses au départ de mes triathlons et essayer (en vain!) d’améliorer ma technique, mais toujours difficiles pour moi donc j’ai privilégié le fond à la forme disons ! í ½í¸…
Pour la partie course à pied, le renfo a été le mettre mot de mes séances, très peu de longues sorties et j’ai doublé mes exercices de renforcement.
Le jour J
Natation: Au moment d’enfiler ma combinaison, elle s’est complètement déchirée au niveau du mollet gauche ! Mais étrangement, pas trop de stress avant le départ.
Malheureusement ça n’a pas duré ! DEUX belles crises d’angoisses au départ dans l’eau. Ma première victoire était donc bien là, après 10min de course, d’avoir réussi à surmonter tout ça… l’hypnose m’a aidé je pense mais je dois continuer à combattre ses angoisses…
Bref, un départ dans le noir en « mass start » avec les fils de ma combinaison déchirée qui me gênaient à chaque battements.. c’était trop pour moi !! í ¾í´£
Mon sourire en sortie de natation en dit long sur mon état de soulagement d’être enfin sortie de ce « guet-apens » au bout d’1h43 !!!
Vélo: Zéro accroc ! J’ai géré ma course de A à Z, je me suis très bien senti physiquement et j’ai pu parfaitement respecter mon plan d’alimentation. PAYSAGES MAGNIFIQUES í ¾í´© Le seul moment où je me suis senti en difficulté était les 10 derniers km car je n’avais pas bien anticipé la montée d’embrun ! Un effort difficile après 170km qui m’a surpris ! Dur mentalement mais quelques concurrents étaient dans le même état que moi ou pire !
Très surpris également par la barrière horaire sur le col de l’izoard, je n’en avais pas pris connaissance et je suis passé très juste ! Beaucoup se sont fait avoir, si j’avais su j’aurais appuyé un peu plus au début de parcours pour assurer ce passage ! Bref c’est passé í ½í¸Ž
8h38 d’efforts constants, contrôlés et très grisants car j’ai eu l’occasion de doubler plus de 150 cyclistes í ½í²ªí ¼í¿¼í ½í²ªí ¼í¿¼
Course à pied : À la transition 2, j’avais littéralement mal partout ! Les pieds, les jambes, le dos.. je me voyais pas repartir.. mais la tête ça allait donc machinalement j’y suis allé. Et contre toute attente ! Je me sentais bien, j’étais dans ma bulle et occupais mon esprit sur des détails (le nombre de montés, les ravitaillements, etc.) Je me suis surpris à blaguer avec des bénévoles ou des supporters, tout en respectant mon plan d’alimentation scrupuleusement. Je n’ai marché qu’à une seule montée et le reste je courais lentement mais sûrement, aucune douleur aux jambes jusqu’au 30km. Mais une belle averse ma refroidi un peu trop vite et m’a bien tétanisé sur les derniers km, et le noir arrivant cela n’a pas aidé. J’ai pu voir à ce moment-là mon pote Kevin a un ravito, nous étions presque l’arme à l’œil à se dire : putain on va l’faire !!! Souvenir incroyable í ¾í´— Un marathon en 4h48 dans une bonne maîtrise générale pour finir car j’ai pu passer plus de 60 concurrents en souffrance sans trop de difficultés. Bref, l’expérience d’une course de 15h52 que je ne suis vraiment pas près d’oublier í ¾íµ¹í ½í²ªí ¼í¿¼í ½í¸Ž |